Les puits de l’enfer de Graham MASTERTON

A la suite de fortes pluies, l’eau du puits de la famille Bodine installée dans une ferme à proximité de New Milford prend une teinte jaunâtre. Mason, le plombier appelé à la rescousse repart avec un échantillon et le récit du cauchemar de Jimmy Bodine, qui se noie dans de l’eau qui se trouve loin, très loin sous terre. Et bientôt l’eau a d’épouvantables conséquences sur l’apparence de ceux qui l’ont bu et des meurtres atroces se produisent dans la région.

Petit aparté avant de vous parler de ce roman : j’éprouve une grande affection pour la défunte collection Terreur de chez Pocket. Grâce à elle, j’ai pu enrichir les étagères de mes bibliothèques de beaucoup de livres d’horreur tout au long des années et je continue à le faire quand je fouille les piles de livres d’occasion, à la recherche de LA pépite qui ne serait pas encore passée entre mes mains. Bizarrement, j’ai trouvé « Les puits de l’enfer » sur mon lieu de travail. Une bibliothèque de prêt a été mise en place il y a quelques mois, occupée essentiellement par un nombre sidérant d’Agatha Christie et de quelques romans d’amour type Harlequin qui n’ont pas l’air de savoir ce qu’ils font là. La semaine dernière je suis passée en y jetant un vague coup d’œil comme d’habitude (je jette toujours un vague coup d’oeil sur tout entassement de livres que je croise sur mon chemin, c’est plus fort que moi) et là, mon regard a été attiré par une couverture noire avec un lettrage rouge que j’ai immédiatement identifiée comme étant un terreur de Pocket. J’aime beaucoup leur couverture et surtout leurs illustrations. Je me suis jetée dessus, pas si métaphoriquement parlant que ça, et là, j’ai eu l’excellente surprise de tomber sur un Graham Masterton que je ne connaissais pas. Cette trouvaille a illuminé ma journée et aboutit à cet article consacré bien plus à ce coup de chance qu’au roman lui-même.

Dans le genre horreur, Masterton n’est pas mauvais. Ce roman est intéressant pour son interprétation du culte de Cthulhu. L’horreur est présente, les personnages plutôt bien campés et Mason, le plombier, vit avec un chat du nom de Shelley qui joue un rôle non négligeable dans le roman. Mais ce dernier me fait l’effet d’un soufflé merveilleusement gonflé quand il arrive sur la table, qui ne s’effondre pas au moment du service mais qui laisse un arrière-goût un peu décevant. Je trouve la fin un poil trop rapide et même capillo-tractée.  Donc, pour moi, pas indispensable à lire mais si vous tombez dessus, l’occasion de passer quand même un bon moment.

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