Un éclat de givre d’Estelle FAYE

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Dans un Paris post-apocalyptique, dernier témoin d’une époque presqu’oubliée et sans doute dernier bastion de l’humanité, Chet se travestit pour chanter de vieux airs de jazz dans des bars. Pour arrondir ses fins de mois, il sert d’intermédiaire dans cette nouvelle cour des Miracles. Sa dernière mission va l’entraîner plus loin que prévu et l’obliger  jouer un rôle clé dans l’avenir de la ville.

J’ai accroché dès le premier chapitre. Estelle FAYE sait, en quelques phrases, tracer des descriptions qui m’ont fait voir Paris telle qu’elle l’a imaginé pour son roman. La façon dont elle nous raconte l’histoire de Chet et de sa ville me donne l’impression qu’elle pourrait rendre passionnante une simple visite à la Poste du quartier si elle se décidait à la coucher par écrit. Je n’ai pas lu ses autres romans, mais j’ai beaucoup apprécié celui-ci. Je le recommande.

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« Nous allons tous très bien, merci » de Daryl GREGORY

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Vous êtes vous déjà demandé ce que devenaient les survivants, ceux qui se sont retrouvés confrontés à l’horreur et qui ont survécu ? Ce roman exploite cette idée en nous faisant assister à une thérapie de groupe. Ils sont six, réunis autour de leur thérapeute. Certains se montrent très diserts, d’autres trop discrets mais tous essayent d’aller mieux, du moins en principe.

J’adore l’idée de départ de ce livre : à se demander pourquoi personne n’y avait pensé avant. J’adore la façon dont l’histoire est racontée, l’utilisation du « Nous » dans certains chapitres pour qu’on s’identifie encore plus aux participants. Accessoirement, j’adore le titre que je trouve très accrocheur.

Je déteste ce format trop court (177 pages) qui me laisse sur ma faim et me donne envie d’en savoir plus. Bien sur, la fin ouverte laisse espérer une suite, mais je reste un peu frustrée par ce court mais bon roman qui laisse beaucoup de zones d’ombres chez les principaux personnages. J’attends de voir si suite il va y avoir…

 

La Nuit de la Lune Bleue de Simon R. GREEN

Rupert est le second fils du roi John, autant dire un fils surnuméraire. Pour éviter qu’il fasse de l’ombre à son aîné, on l’envoie accomplir des quêtes dont il n’est pas censé revenir.  Avec une licorne caractérielle pour monture (oui, je connais la règle pour pouvoir monter une licorne et oui, notre héros remplit bien les conditions), Rupert s’obstine à survivre et finit par sauver un dragon d’une princesse, qui, reconnaissons-le, est très éloignée du modèle « jeune fille de bonne famille délicate et fragile ». Mais bientôt le royaume de la Forêt est menacé par le Noirbois et les démons qui s’y cachent. Une fois de plus, Rupert se lance dans un quête désespérée pour sauver son royaume et même le monde.

Ce roman est très agréable à lire. Il se passe beaucoup de choses, il y a de bonnes répliques et les personnages principaux sont attachants. Le château, plus grand à l’intérieur que ce qu’on en voit de l’extérieur est une très bonne idée. A recommander à ceux qui veulent passer un bon moment, sans prise de tête.

Le Mystère du Lac de Robert McCAMMON

Alors que Cory, un garçon de 12 ans, accompagne son père dans sa tournée de laitier, leur véhicule manque être renversé par une voiture surgie de nulle part qui fonce dans le lac. A son volant se trouve un homme menotté que le père de Cory ne pourra pas sauver. Ainsi commence « Le Mystère du Lac » qui relate un sublime morceau d’enfance mais aussi la quête d’un fils pour trouver la solution à un mystère qui taraude son père.

Ce roman a été publié initialement en 1991. On y trouve aucune allusion à internet ou aux téléphones portables. Pourquoi est-ce que j’ai décidé d’en parler aujourd’hui ? Tout simplement parce que s’il existait une catégorie pour les romans d’horreur dont les personnages principaux sont des enfants, ce livre serait automatiquement dans le top 3.

Cory nous raconte une enfance telle qu’elle devrait être pour tout le monde. Il nous rappelle cette période pleine de magies et de découvertes, où on commence à se défaire du cocon parental sans pour autant se précipiter vers l’âge adulte. Ce livre fait la part belle à l’imagination, à la vie et à la mort, au bonheur et à la souffrance, à l’amour et à l’amitié. Il parle aussi de tolérance, de la vie dans une petite ville, de fantôme, et, parce que l’auteur est américain, de baseball.

Ce roman fait partie des livres que j’emmènerais avec moi sur une île déserte. J’ai rarement lu une histoire qui m’a autant fait rire et pleurer, j’ai rarement refermé un livre avec un tel regret que l’histoire ne puisse pas continuer éternellement. Le Mystère du Lac est pour moi incontournable, même pour les lecteurs qui n’aiment pas l’horreur. A lire absolument !

 

Soif de sang de Robert Mac Cammon

Si vous aimez les vampires lymphatiques qui s’interrogent sur le bien-fondé de mordre ou pas une victime consentante, ce livre n’est définitivement pas fait pour vous. Robert Mac Cammon vous plonge dans une histoire sombre et terrifiante : Los Angeles est envahie insidieusement par une armée de morts-vivants qui obéissent au Maître. Seul le capitaine Andy Palatazin comprend ce qui se passe, mais avant qu’il puisse avertir la population, la ville se retrouve coupée du monde. Une poignée de personnes vont alors affronter le Maître et son armée de vampires pour tenter de le vaincre.

Soif de sang est un roman très bien construit. L’angoisse monte au fur et à mesure, avant l’affrontement final. Les vampires sont des monstres classiques, insensibles aux sentiments et les héros des humains terrifiés qui affrontent leurs plus grandes peurs. A mettre entre les mains de tous les amateurs de romans d’horreur.