Troupe 52 de Nick CUTTER

Un chef scout emmène cinq adolescents sur Falstaff Island, une île déserte, pour un weekend dans la nature. Le soir de leur arrivée, une homme visiblement très malade débarque, transformant leur sortie en cauchemar.

Ce livre est le genre de roman que j’évite de lire juste avant de me coucher pour ne pas être réveillée en plein milieu de la nuit par un horrible cauchemar. L’histoire est à la fois horrible et terrifiante. Nick Cutter est très efficace dans sa façon d’écrire : il sait appuyer sur les détails qui font se dresser les cheveux sur la tête tout en décrivant tellement bien ses personnages qu’on se prend de sympathie pour eux, ce qui rend le lecteur encore plus sensible à ce qui leur arrive.

Ce livre n’est pas à mettre entre n’importe quelles mains. Je le déconseille aux âmes sensibles et à ceux qui préfèrent une horreur suggérée à celle d’un film gore.

Le club des Punks contre l’Apocalypse Zombie de Karim BERROUKA

Alors que Deuspi et Fonsdé émergent de leur dernier trip à l’acide, ils découvrent que Paris s’est transformé en terre d’accueil pour les Zombies. Aidés de Kropotkine anarchiste et maître à penser, d’Eva militante punk pour la cause animale et de Mange-Poubelle qui lutte à sa façon contre le gaspillage de la société de consommation, ils vont devoir s’organiser pour enfin faire triompher l’anarchie.

Ce livre est complètement délirant. Grâce à lui, je ne regarderais plus jamais les punks de la même façon. Karim BERROUKA utilise une base d’histoire plutôt classique (la fin du monde zombie) pour camper des personnages atypiques et se lancer dans un récit qui sort des sentiers battus, avec beaucoup d’humour et de messages de lutte contre le MEDEF. Jubilatoire !

Le Fantôme d’Hollywood de Ray BRADBURY

 

RB_20180219_0001

Le soir d’Halloween, un jeune scénariste récemment embauché découvre en haut d’une échelle le cadavre de James Charles Arbutnhot, l’ancien patron des studios Maximus, enterré depuis plus de vingt ans. C’est le début d’un jeu de piste qui va l’amener à mettre jour de nombreux secrets, potentiellement mortels…

J’ai la chance, depuis aussi longtemps que je me souvienne, de beaucoup rêver. Mes nuits sont souvent peuplées de récits délirants mais extrêmement détaillés et structurés qui parfois me servent de bases pour mes essais de romans ou de nouvelles. Je trouve que Monsieur BRADBURY écrit avec l’essence dont sont fait les rêves.

Certains passages sont délicieusement surréalistes, d’autres sont particulièrement représentatifs de la folie qui devait régner sur les studios de cinéma pendant les années cinquante. Cette espèce d’hystérie collective et d’enthousiasme délirant liés aux débuts du cinéma, des stars et du reste.

J’ai beaucoup aimé ce roman, ses références au Fantôme de l’Opéra et ses personnages attachants. Il a un charme envoutant qui m’a beaucoup plu.

« Nous allons tous très bien, merci » de Daryl GREGORY

AM_20180121_0001

Vous êtes vous déjà demandé ce que devenaient les survivants, ceux qui se sont retrouvés confrontés à l’horreur et qui ont survécu ? Ce roman exploite cette idée en nous faisant assister à une thérapie de groupe. Ils sont six, réunis autour de leur thérapeute. Certains se montrent très diserts, d’autres trop discrets mais tous essayent d’aller mieux, du moins en principe.

J’adore l’idée de départ de ce livre : à se demander pourquoi personne n’y avait pensé avant. J’adore la façon dont l’histoire est racontée, l’utilisation du « Nous » dans certains chapitres pour qu’on s’identifie encore plus aux participants. Accessoirement, j’adore le titre que je trouve très accrocheur.

Je déteste ce format trop court (177 pages) qui me laisse sur ma faim et me donne envie d’en savoir plus. Bien sur, la fin ouverte laisse espérer une suite, mais je reste un peu frustrée par ce court mais bon roman qui laisse beaucoup de zones d’ombres chez les principaux personnages. J’attends de voir si suite il va y avoir…

 

Le Mystère du Lac de Robert McCAMMON

Alors que Cory, un garçon de 12 ans, accompagne son père dans sa tournée de laitier, leur véhicule manque être renversé par une voiture surgie de nulle part qui fonce dans le lac. A son volant se trouve un homme menotté que le père de Cory ne pourra pas sauver. Ainsi commence « Le Mystère du Lac » qui relate un sublime morceau d’enfance mais aussi la quête d’un fils pour trouver la solution à un mystère qui taraude son père.

Ce roman a été publié initialement en 1991. On y trouve aucune allusion à internet ou aux téléphones portables. Pourquoi est-ce que j’ai décidé d’en parler aujourd’hui ? Tout simplement parce que s’il existait une catégorie pour les romans d’horreur dont les personnages principaux sont des enfants, ce livre serait automatiquement dans le top 3.

Cory nous raconte une enfance telle qu’elle devrait être pour tout le monde. Il nous rappelle cette période pleine de magies et de découvertes, où on commence à se défaire du cocon parental sans pour autant se précipiter vers l’âge adulte. Ce livre fait la part belle à l’imagination, à la vie et à la mort, au bonheur et à la souffrance, à l’amour et à l’amitié. Il parle aussi de tolérance, de la vie dans une petite ville, de fantôme, et, parce que l’auteur est américain, de baseball.

Ce roman fait partie des livres que j’emmènerais avec moi sur une île déserte. J’ai rarement lu une histoire qui m’a autant fait rire et pleurer, j’ai rarement refermé un livre avec un tel regret que l’histoire ne puisse pas continuer éternellement. Le Mystère du Lac est pour moi incontournable, même pour les lecteurs qui n’aiment pas l’horreur. A lire absolument !