Au Tiki Bar

Ces cocktails-là portent souvent des noms comme « Feux de circulation », « Vengeance de l’arc-en-ciel » voire, dans certains débits de boissons qui attachent davantage de prix à la vérité, « Bonjour et au revoir, monsieur le neurone. »

Citation de Terry PRATCHETT

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Into the Jungle

Tout est parti des mains de Michel-Ange dont je m’étais inspirée il y a environ deux ans. Je me suis dit que ce serait intéressant de dessiner un homme et une femme se tendant la main sans arriver à ce toucher, histoire de faire un dessin romantique.

Un fois dessinés, je n’aimais plus du tout cette idée, la trouvant tristounette. Et là, j’ai rajouté un touriste et sa famille, parce que certains touristes ont l’art et la manière de se perdre au mauvais endroit au mauvais moment et d’être à l’origine de quiproquos et d’évènements rigolos. Je tiens à préciser que les idées que j’ai sur les touristes ont été fortement influencées par Deuxfleurs, le premier touriste du Disque-Monde de Terry Pratchett (si vous n’avez jamais lu les annales du disque-Monde, faites-le : vous ne le regretterez pas).

Qui dit touriste, dit lieux exotiques, d’où la jungle, le serpent, le perroquet et le singe qui prend des photos. Une de mes collègues a visité un temple en Asie dont elle n’a pas vu les détails car son guide lui avait fait enlever ses lunettes pour éviter qu’un singe ne les lui vole.

La jungle me fait toujours penser à la forêt amazonienne, poumon vert de notre planète, que certains individus s’obstinent à détruire. Donc, logiquement, un bulldozer conduit par un personnage forcément démoniaque puisque destructeur.

Le résultat final, vous l’avez sous vos yeux… C’est drôle de voir où l’inspiration peut nous mener.

Lady Apfel

La citation est de Shakespeare, mais cette peinture trouve ses origines dans « Trois Soeurcières » de Terry Pratchett, plus précisément dans la première réplique de Tomjan »

On dit ce fruit pareil au monde, tout de douceur,

Ou pareil, dirais-je, à l’homme en son cœur,

Tout rouge au-dehors, et pourtant, soudain au dedans,

Nous découvrons le ver, la pourriture, l’imperfection.

Sa pelure peut bien rutiler, la dent

Prouve que plus d’un homme est pourri au trognon.

Le dernier apprenti Sorcier de Ben AARONOVITCH

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J’ai commencé le tome 1,  « Les rivières de Londres » le 2 mars. Je m’en souviens bien, parce que ce jour là, il avait neigé, ce qui est très rare dans le Sud de la France et que, dans l’incapacité de me rendre au travail (je n’ai pas de voiture et aucun transport en commun ou particulier d’ailleurs ne pouvait circuler), j’ai passé la plus grande partie de la journée à lire. J’ai lu les deux premières pages en me disant « Ah, il a de l’humour… » aussitôt suivi de « …et il a aussi des idées ». J’étais ravie d’avoir mis la main sur un roman fantastique intéressant et encore plus quand je me suis aperçue que la série comptait 6 tomes pour l’instant.

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Nous sommes aujourd’hui le 11 mars et j’ai terminé le dernier tome de la série, L’arbre des Pendus,  il y a une demi-heure. Je trépigne déjà à l’idée qu’il va me falloir attendre une durée indéterminée avant de pouvoir lire la suite, tout en me réjouissant parce le jour où le tome 7 va sortir, je vais l’acheter et me le mettre de côté le temps de relire les six premiers tomes. Je me rends compte en écrivant ces lignes que j’ai une relation avec la lecture équivalente à celle qu’un accroc au chocolat entretient avec sa drogue favorite : tant qu’il y en a, impossible de s’arrêter, l’avantage indéniable des livres étant qu’ils ne font pas grossir, l’inconvénient que les bibliothèques extensibles n’ont pas encore été inventées…

Le point de départ est classique : Peter Grant, jeune agent de police à Londres prête un peu trop d’attention aux détails et se retrouve enrôlé par le dernier sorcier en exercice, le Nightingale, pour l’assister dans des enquêtes qui sortent des sentiers battus.

Sujet classique et cuisiné à toutes les sauces par de nombreux auteurs, avec plus ou moins de bonheur. Dans ce cas précis, on a affaire à un certain Ben Aaronovitch auquel j’ai décidé de m’intéresser entre le tome 2 et le tome 3, quand j’essayais de faire durer mes lectures. Il est anglais et donc familier des Monty Python, premier point positif. Il a écrit des scénarios pour le Docteur Who, deuxième point extrêmement positif : je ne sais pas vous, mais je suis fan des Daleks, même si j’ai toujours eu un faible pour les Anges pleureurs que je trouve particulièrement effrayant. Enfin, comme si tout cela n’était pas suffisant, le tome 5, Les disparues de Rushpool, est dédicacé à Terry Pratchett, selon moi l’un des plus grand écrivains qui soit. Ben Aaronovitch sait donc qui est Herne le traqué et y fait même allusion dans le tome 5 (pour ceux qui ne le savent pas, je les invitent à lire Trois Soeurcières, Mécompte de fées et Nobliaux et Sorcières, dans cet ordre, ou plutôt l’intégrale des Annales du Disque-Monde, vous ne pourrez qu’en tirer des bénéfices).

Les six romans du cycle sont : Les rivières de Londres / Magie noire à Soho / Murmures souterrains / Le rêve de l’architecte / Les disparues de Rushpool / L’arbre des Pendus

Sur une échelle de 1 à 10, j’accorde sans hésiter à cette série la note de A+

Terry PRATCHETT

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris il y a quelques minutes la mort de l’écrivain Terry Pratchett. J’ai découvert les Annales du Disque-Monde il y a de nombreuses années grâce à une de mes cousines. Dans Pyramides, l’un des personnages principaux s’appelle Sale Bête, ce qui était le surnom qu’elle me donnait affectueusement. Elle me l’a prêté, je l’ai dévoré et Terry Pratchett est immédiatement devenu l’un de mes écrivains favoris.

Les Annales du Disque-Monde ont plusieurs niveaux de lecture. Au-delà de l’histoire, toujours excellente, Terry Pratchett se livrait à une critique de notre société et de ses travers. Ses livres sont bourrés d’humour et je ne compte plus les fous rires que j’ai eu grâce à lui. Le plus mémorable reste celui qu’a provoqué chez moi une note en bas de page, toujours dans Pyramides, concernant les mœurs du puzuma ambigu.

Terry Pratchett était un très grand écrivain et sa disparition va laisser un grand vide. Ses derniers tweets m’ont beaucoup émue et je me permets de les partager.