L’Évangile cannibale de Fabien CLAVEL

Prévenus par leur doyenne, des petits vieux se claquemurent dans leur maison de retraite, les Muriers, pendant quarante jours et quarante nuits. Quand ils se décident à sortir, ils se retrouvent à errer dans un Paris plus désert qu’au mois d’Août à l’exception des zombies.

Le quatrième de couverture pose une question existentielle : « Qui se déplace le plus vite… un zombie ou un petit vieux en déambulateur ? » Ça m’a fait rire et je me suis dit que ce roman pouvait être marrant. Et puis la couverture de David Hartman est vraiment sympa. Alors, après l’avoir reluqué au cours de nombreuses visites chez mon libraire préféré, je l’ai pris. J’aurais dû me méfier.

Le narrateur prévient dès la première phrase : « Je suis un salopard. » Il ne ment pas. Il existe dans la littérature et dans la vie, des salopards qui ont des côtés attachants et qu’on ne peut pas s’empêcher d’apprécier en dépit de tout.. Ce n’est pas le cas de Mathieu, vieillard aigri, dont je me dis que sa femme a bien fait de l’envoyer aux Muriers pour profiter tranquillement des années qui lui restent.

L’idée de départ est bonne, et même si le narrateur est antipathique au possible, ce roman aurait pu être bien. D’ailleurs, selon certaines critiques il l’est. Je n’ai pas aimé l’histoire et certains passages m’ont choquée. En écrivant ces mots, j’ai l’impression d’être une vieille dame en dentelles qui regarde le monde à travers son face-à-main, mais je ne sais pas comment l’expliquer autrement. Je ne recommanderais pas ce livre.

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